leur troisième album

leur troisième album
En 1983, la Grande-Bretagne musicale se cherche de nouveaux héros. The Jam, groupe chou-chou, s'est séparé un an auparavant. La frime et le strass néo-romantiques n'amusent plus personne. The Smiths n'en est qu'à ses premiers balbutiements. U2, pour sa part, a déjà fait ses preuves. Mais il lui manque désormais un single, un album afin de définitivement concrétiser l'espoir que beaucoup ont placé en lui. Les sessions d'enregistrement du troisième LP, celui que le groupe n'a pas le droit de rater, ont débuté à l'été 82. Aux manettes se trouve une nouvelle fois Steve Lillywhite, qui déroge à sa règle d'or : ne jamais travailler avec le même artiste plus de deux albums. Il ne regrettera pas son choix... Car cette fois-ci, le quatuor a de la substance à offrir et surtout, de vraies chansons. Le premier signe du raz de marée U2 voit le jour en janvier 83 sous la forme d'un single intitulé "New Year's Day". Morceau le plus accompli alors écrit par le groupe, il est construit à la perfection : une intro insidieuse à la batterie, quelques notes de piano et une basse noyée sous les effets avant que la guitare ne déchire le voile et annonce l'entrée d'un chant posé, maîtrisé, qui débouche sur un refrain imparable. U2 tient son premier hit. "War" se montre à la hauteur de cet apéritif et ce dès l'ouverture avec un "Sunday Bloody Sunday" à l'allure martiale, dans lequel Bono évoque, intelligemment, le problème irlandais. Les nouvelles compositions respirent enfin, les arrangements (guitare électro-acoustique, choeurs, violons électriques) sont toujours utilisés avec pertinence. "Seconds" est entêtant à souhait, "Drowning Man" intrigue, comme les voix féminines sur "Red Light" où une trompette déchirée ajoute une chaleur inhabituelle. Quant à "40", ballade douce-amère et apaisante, elle clôt avec bonheur l'un des albums incontournables de la décennie passée. U2 devient, malgré lui, le fer de lance d'un (pseudo)mouvement, le rock héroïque, comme aiment à les créer nos confrères britanniques. Dans leur sillage avec plus ou moins de bonheur, s'engouffrent les Ecossais de Big Country et Simple Minds ou les Gallois de The Alarm. Mais nos Irlandais n'ont que faire de cette agitation : une énorme tournée les attend et ils savent qu'ils tiennent entre leurs mains la possibilité de devenir LE groupe des années à venir.
les titres de l'album sont :
Sunday Bloody Sunday
Seconds
New Year's Day
Like A Song...
Drowning Man
The Refugee
Two Hearts Beat As One
Red Light
Surrender
"40"
# Posté le lundi 05 novembre 2007 15:46

tubes de war

je vais vous mettre un tube new years day.
(comme toujours notez sur 10 en laissant un commentaire)
# Posté le mardi 06 novembre 2007 03:10

et encore

comme c'est war qui révolutioné U2 je vais vous mettre en plus de new years day, sunday bloody sunday.
# Posté le mardi 06 novembre 2007 03:16

leur quatrième album

leur quatrième album
U2 a déclaré la "guerre" et remporté une victoire sans appel. Mais maintenant pour la première fois de sa jeune histoire, le groupe se doit de "défendre" une position. Et pour ce faire, il surprend tout le monde par un étonnant choix de producteur : d'ailleurs même Brian Eno ne sait trop pourquoi il a été choisi et ne voit pas ce qu'il pourrait apporter à ces quatre garçons impétueux. Pourtant, l'alchimie semble immédiate. Epaulé par Daniel Lanois, Eno ouvre de nouvelles perspectives, fait découvrir de nouveaux champs sonores à un groupe qui n'attendait que cela, qui n'avait pas envie, loin de là, de se reposer sur des lauriers acquis à la force du poignet. "The Unforgettable Fire", titre donné en souvenir de l'horreur d'Hiroshima, est un album aéré et aérien. Certes le premier single extrait, et nouveau hit, "Pride (In The Name Of Love)", où Bono rend honneur à Martin Luther King (tout comme sur le morceau "MLK"), ne désarçonne pas le public et s'avère vite comme la transition idéale entre "War" et le nouvel album. Mais Eno et le groupe se sont astreints à bâtir des climats plus reposés. Les claviers se sont faits plus présents et soulignent les arpèges cristallins que The Edge prend toujours un malin plaisir à égrenner. Bono a gagné en assurance et module ici sa voix à la perfection tandis que le jeu d'Adam Clayton et Larry Mullen Jr a gagné en souplesse et en subtilité. Presque ambient, ce disque porte certes la marque d'Eno mais confirme surtout U2 dans sa qualité d'écriture et sa facilité à créer des textures. "Wire" et la chanson-titre sont de véritables bijoux acrobatiques et entraînants, "Promenade", tout comme "Bad", des... ballades ombragées. Ici, le groupe séduit avec subtilité et retenue. Certes l'expérimental "Elvis Presley And America" ou l'inutile instrumental "4th Of July" ne convainquent qu'à moitié mais U2 a définitivement appris à se familiariser avec les possibilités offertes par un studio, ce qui fait de "The Unforgettable Fire" l'une des pièces-maîtresses de sa discographie. Pas étonnant alors que le quatuor fasse l'unanimité (de la presse au public) et qu'il conquiert ses derniers galons aux Etats-Unis, où le journal Rolling Stone le baptise : "Le meilleur groupe des années 80".
les titres sont :
A Sort Of Homecoming
Pride (In The Name Of Love)
Wire
The Unforgettable Fire
Promenade
4th Of July
Bad
Indian Summer Sky
Elvis Presley And America
MLK

# Posté le mardi 06 novembre 2007 10:32

un tube de unforgettable fire

pour un tube de cette album e vais vous mettre pride.
(notez sur 10).
# Posté le mardi 06 novembre 2007 10:42
Modifié le mardi 06 novembre 2007 10:55

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