un tube de zooropa

je vais vous mettre stay comme tube de zooropa.
(noter sue 10).
# Posté le dimanche 11 novembre 2007 12:55

leur neufième album

leur neufième album
Ni bêtement jeuniste ni gratuitement opportuniste, le nouveau U2 est avant tout une invitation au jeu. Un disque décomplexé, souvent drôle, quelquefois inventif. C'est une montagne. Une chaîne de montagnes. Les Alpes du genre rock, avec pics, glaciers, lacs enfouis et crevasses. Un massif imprenable, insondable, impossible à cerner en quelques lignes. D'où recul nécessaire, obligation de modestie pour celui, un peu naïf, qui se mettrait en tête de photographier le monument comme on jauge le premier groupe venu. U2, c'est le palais des miroirs déformants, foutue patinoire pour visiteur mal chaussé. On croit circonscrire la chose, la juger raisonnablement - verdict commun : inégal groupe irlandais à ego boursouflé -, puis on se prend en pleine face un de ces coups gagnants comme "One" ou "Numb", une de ces réussites flagrantes capables de faire douter le plus cynique des cyniques. Finalement, la façon la moins hasardeuse d'entrevoir ce qu'est devenu U2 après bientôt vingt années d'existence, c'est encore de ne considérer que la partie la plus tangible de son travail. Ne pas s'encombrer de tous ces poncifs fumeux qui engourdissent l'oreille, de ces idées reçues sur Bono-le-Messie. S'en tenir au disque présent, le traverser comme on découvrirait l'album d'un groupe débutant. C'est donc par la "Discothèque" qu'on pénètre dans le monde résolument moderne de "Pop", collection de chansons dont on sait d'entrée qu'elles s'avancent sans prétention mal placée. Position aussi symbolique qu'avantageuse pour single pas sérieux, exercice ludique et dansant envoyé en éclaireur. Une fois définies les règles du jeu - en 97, U2 se fait plaisir -, il faudra encore un crochet par un "Do You Feel Loved" nouille et emphatique avant d'entrer de plain-pied dans l'actualité selon Bono & Co. Ce qui se fera finalement grâce au salutaire "Mofo" - planté habilement au croisement des routes défrichées par Prodigy, Underworld et les Chemical Brothers, avec boude ravageuse et voix codée -, aux bouillants "Gone" et "Miami" et au voluptueux "If You Wear That Velvet Dress", ballade venue au monde un soir d'improvisation avec Nellee Hooper. Là, très vite - en quatre chansons à peine -, U2 emporte la mise : Bono, en grande forme lyrique et lexicale, passe le plus clair de son temps dans une ombre relative, en retrait mais pas trop, tranquille et inspiré, jamais cavalier. De mélodies basiques mais intègres en arrangements souples et ingénieux - admirablement gérés par Flood, possible Brian Eno des années 90 -, le groupe veille avant tout à préserver son apparence humaine, terrienne. Ce qui ne l'empêche pas d'avoir parfois recours à quelques vieilles ficelles cinématographiques, comme sur "If God Will Send His Angels", énième redite d'une thématique religieuse un brin obsédée, ou "Last Night On Earth" - chassez le naturel, il revient au galop -, mais ancre le plus souvent le propos du groupe dans une modernité et une proximité réjouissantes. Les claviers et les sequencers sont chauds, organiques, les guitares jouant régulièrement le rôle du nécessaire ciment entre le monde du rock et celui, plus hybride, de "Pop". Comme le Bowie aventurier qu'on a pris l'habitude de fréquenter depuis deux ans, le U2 contemporain ne s'égare donc jamais complètement, ne perd jamais le rivage de vue, un oeil en direction de la lune, un autre fermement rivé sur terre. On pourra regretter cette incapacité au grand saut, comme on pourra se réjouir de voir l'un des groupes les plus commercialement marquants du monde remettre ses billes en jeu. Pour un "Staring At The Sun" anecdotique - auquel on doit quand même ces quelques mots, sommet d'autoparodie : "Bon sang, l'arbitre ne veut pas siffler la fin du match! Dieu m'entendra-t-il?"-, ce sont plusieurs efforts déterminés (The "Playboy Mansion", "Please", "Wake Up Dead Man") qui viennent convaincre que le U2 de cette fin de siècle n'a que faire d'une gestion petits bras, mordant désormais à pleines dents dans la gratuité et la légèreté du genre pop. Groupe décomplexé, émancipé, U2 s'amuse. Et nous, souvent, avec lui.
les titres sont :
Discothèque
Do You Feel Loved
Mofo
If God Will Send His Angels
Staring At The Sun
Last Night On Earth
Gone
Miami
The Playboy Mansion
If You Wear That Velvet Dress
Please
Wake Up Dead Man
Holy Joe (Guilty Mix) (Japon uniquement)
# Posté le mercredi 14 novembre 2007 06:06

un tube de pop

comme tube de pop je vais vous mettre staring at the sun.
(noter sur 10)
# Posté le mercredi 14 novembre 2007 06:11
Modifié le mercredi 14 novembre 2007 06:24

leur dixième album

leur dixième album
U2 a respecté ses délais habituels pour donner un successeur à "Pop", le délai habituel de 4 ans voire plus à été un peu raccourci, et à un moment où les groupes ne cessent de rallonger leurs délais de fabrication et de se poser trop d'inutiles questions de tendance, cela est plutôt rassurant pour le groupe de Bono. Il manifeste par-là que son énorme succès planétaire, n'a en rien entamé sa vitalité, son souci de créer.

Mais voilà qu'au lieu de poursuivre sur leur lancée, les 4 irlandais ont opéré un total renversement de tendance au niveau du signifié et des intentions. Un nouveau cycle semble s'être amorcé après les 2 des 80's (Boy/Oct/War, UF/JT/R&H) et celui des 90's (Achtung Baby/Zooropa/Pop). La pochette du prochain album représentant U2 dans le hall de l'Aéroport de Roissy, en partance pour une destination que eux seuls connaissent, en atteste.
Le groupe au lieu de proposer à nouveau un album de ferveur, d'engagement dans les grandes causes, un disque jouant sur les vastes perspectives, a préféré revenir à des émotions plus quotidiennes qui font aussi la vie des hommes, et à une musique plus intime.
D'où l'impression d'un disque plus simple, mais plus allègre aussi, car plus spontané. En fait, U2 n'a ici qu'un seul but : de nous régaler au coup par coup, chanson après chanson, sans ambition supérieure, ni discours ennuyeux. Bon nombre de fans et d'amateurs de musique rock auront plaisir à retrouver un groupe somme toute plus proche des émois essentiels du rock.

Cet album regroupant tout simplement 11 vrais trésors mélodiques n'est pas un album concept mais un ensemble éclectique ou tout, pourtant, tient étonnamment d'une seule pièce ! Cette grande diversité musicale fait sa force et sa solidité, "All that you can't leave behind" possède la particularité de regrouper 11 titres qui pourraient tous, à eux seuls créer l'ambiance de tout un album.

U2 a su ne pas recréer inutilement un Achtung Baby 2 ou un Joshua Tree 2, tout simplement grâce à son expérience, et de celle-ci découle logiquement cette diversité. La bande à Bono a suffisamment expérimenté dans le passé (Rock, Dance, électronique, Techno) pour combiner tous ces styles et aboutir au style U2. C'est le même groupe qui a composé "Sunday Bloody Sunday", "Lemon" ou encore "Mofo", tout cela est très vaste, mais l'esprit U2 est intact.
On retrouve aussi, notamment avec l'appui une nouvelle fois des producteurs Daniel Lanois et Brian Eno, ce choix qui se précise dans ce nouveau cycle dans la carrière du groupe : une épuration dans les arrangements. Production, à la fois classieuse et puissante, comme une éclaircie après les parasites sonores des 90's et ses tempêtes technos ou noisy. Au moment où tout autour de nous nous invite à se poser des questions, U2 a décidé de ne plus s'en poser. Ce flot de titres rafraîchissants et purement jouissifs est donc bien le projet le plus salvateur que pouvait proposer U2 à l'aube de ce nouveau millénaire.
"All that you can't leave behind", c'est aussi l'alternance des facettes du leader, partagé entre son charisme naturel perçu par certains comme une mégalomanie sans borne et la simplicité de l'homme qui vit la musique intimement. La sobriété de la pochette jure presque lorsqu'on analyse la multiplicité des inspirations et la richesse du travail contenues dans l'album.

Cela dans une grande diversité musicale, du Hit Rock "Beautiful Day" au presque gospel "Stuck in a moment" en passant par le funk dansant de "Elevation", le rock héroïque d'un "Walk on" ou le réellement explosif "New York" qui possède de quoi enflammer toutes les arènes de la planète. "New York" justement est ce réel OVNI de l'album, où la fusion parfaite en quelque sorte d'un "Exit" avec un "Do you feel loved" entre en collision avec le "Metal man Machine" de Lou Reed !
Éclectisme encore avec "Wild Honey", ce titre aux relents folk country, ou comment les "Dalton Brothers" ressuscités, revisitent façon Beatles période 62 -64 le thème de la chanson pop guillerette idéale.
L'album est une succession de moments intenses avec des instants plus calmes voire récréatifs.
Ainsi la diversité exige encore qu'un "Peace On Earth" très réussi, envoûtant et planant à souhait (d'après Bono le titre "prétentieux" lui-même, implique que la chanson se devait d'être à la hauteur de ses ambitions) côtoie l'inclassable mais décontracté "In A Little While" ; que le titre le plus 'Airplane', "When I Look At The World" où U2 prend de l'altitude et nous inonde de l'ivresse des grandes cimes, précède la magie issue d'un "Grace" très inspiré, nous reposant doucement les pieds sur terre.
U2 d'ailleurs nous a toujours habitués à ces balades idéalement placées en fin d'album venant conclure un nouveau chapitre de leur discographie. "Grace" ne fait pas exception à la règle, mais objectivement y réussit moins bien que "Love is Blindness" sur Achtung Baby.


En conclusion, U2 a rempli doucement ses objectifs : préserver la fougue et la spontanéité de tout jeune groupe en soumettant cependant chacune de ses initiatives musicales au baromètre de l'expérience. Dompter l'énergie pure.
Certains évoquent des stéréotypes agaçants, la réédition de schémas déjà présents sur des précédents albums. C'est à la fois compréhensible mais surtout faux et un peu injuste. Le style U2 s'est affiné au fil des années, des albums et des tournées. Il est donc normal que U2 affirmant son identité se soit efforcé d'employer toutes les cartes qu'il avait lui-même tirées. U2 serait-il toujours le même s'il avait sans cesse et radicalement dévié de sa trajectoire lui ayant assuré la renommée mondiale ? Nous en doutons.

Nous laissons donc à l'appréciation de chacun ce merveilleux "All that you can't leave behind", en nous inclinant pour notre part devant la qualité du travail, peut être moins attentiste à l'égard de cet album que pourraient l'être inconditionnels exacerbés ou amateurs de passage.
les titres sont :
Beautiful Day
Stuck In A Moment You Can't Get Out Of
Elevation
Walk On
Kite
In A Little While
Wild Honey
Peace On Earth
New York
Grace
The Ground Beneath Her Feet (UK / Japon / Australie uniquement)
Summer Rain












# Posté le mercredi 14 novembre 2007 06:39

un tube d'all you can't leave behind

pour un tube de cette album je vais vous mettre butiful day.
(notez sur 10)
# Posté le mercredi 14 novembre 2007 06:46

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